Joie, Joie, Joie, pleurs de joie. [Blaise Pascal]

Notre faculté à être heureux dépend de trois parties :

  1. notre prédisposition génétique au bonheur,
  2. les facteurs extérieurs et
  3. notre comportement et le regard que nous posons sur les évènements de notre vie.

Sonja Lyubomirsky  (Directrice du laboratoire de psychologie positive de l’université de Californie) nous dit qu’il est possible d’augmenter notre bonheur de 40 % en travaillant sur cette seule dernière partie qui dépend entièrement de nous, quels que soient notre héritage génétique et les circonstances de notre vie.

Sans rentrer ici dans les détails, il faut savoir que nous vivons dans des « histoires », notre  « histoire » (faite d’histoires). Nous n’avons pas une vie rationnelle, faite de relation avec le matériel, mais bien faites d’images du monde extérieur que nous reconstruisons en nous. Notre réalité est notre vision. On peut changer notre vison pour changer notre relation au monde.

On parle souvent de « pensée positive », processus à double tranchant qui est souvent de chercher à se faire croire à quelque chose d’autre que ce que l’on voit. Mais le processus de joie et de bonheur est de commencer à changer simplement notre point de vue. Plutôt que de rester centrer sur le négatif, nous pouvons avoir une vision réaliste positive.

« Un postulat à la racine du bonheur est de développer ses qualités plutôt que de corriger ses défauts. »
Seligman (Psychologue américain, auteur de livres de développement personnel. Sa théorie sur l’impuissance apprise a largement été adoptée par la communauté scientifique)

Dans chaque situation, sans nier toute son expérience, nous pouvons nous centrer sur ses bénéfices à en tirer plutôt que sur ses pertes.

« Détectez-vous les bénéfices des situations que vous vivez ou cherchez-vous plutôt des responsables de celles-ci ? »
Tal ben Shahar (Enseigne à Harvard : apprendre à être heureux. Rien de moins.)

Toujours dans une vision plus positive il ne s’agit pas tant d’arrêter sur ce qui paraît ne pas nous apporter du bonheur mais plutôt de se lancer dans ce qui pourra nous l’apporter. Il faut savoir qu’il est nécessaire au système neurologique d’avoir environ un mois de pratique pour intégrer une nouvelle action dans un nouveau circuit neuronal cérébral et que cela devienne « naturel » pour nous. Il vaut donc mieux éviter de commencer tout, partout, mais plutôt de se centrer sur une habitude, une pratique et de la tenir au moins un mois. Si déjà nous décidons de nous centrer sur des pratiques qui nous semblent positives pour nous (qui nous apportent du bonheur) nous serons dans la joie et irons mieux dès leurs mises en oeuvre, même si celles-ci ne sont ni parfaites ni complètes.

« Porter son attention sur les possibilités plutôt que sur ce qui est inaccessible améliore, entre autres, notre bien-être physique, quel que soit notre âge. »
Ellen Langer ( Professeur de psychologie à Université Harvard qui a notamment étudié les théories sur les prises de décision et de l’illusion du contrôle. Elle obtint un doctorat en psychologie sociale et en psychologie clinique à l’Université Yale en 1974.)

Alors soignons notre contexte de vie (les objets –avez-vous une âme ?- qui nous entourent, la décoration, le mobilier, les photos, les souvenirs, ce que nous lisons, nous regardons, écoutons…). Ce qui nous entoure est un moule de ce vers quoi nous coulons naturellement.

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